Romaric BOCH, 27 ans, en couple, pas d'enfants. Son poste à la Berrichonne : Préparateur physique des équipes jeunes du centre de formation.
"Je joue au foot depuis tout petit, j'ai évolué au niveau 15 et 17 ans Nationaux à Brive puis je suis parti évoluer dans un club de niveau régional à l'US Ussac en Corrèze.
Parallèlement j'ai passé mes diplômes, j'avais en charge les 13, 15, 18 ans et des séances Séniors. Puis j'ai été responsable de section sportive sur le collège d'Allassac puis j'ai repris mes études, j'étais titulaire d'un STAPS, je suis parti en master à Lyon et j'ai enfin effectué mon stage à la Berrichonne à partir de janvier 2009. Je suis titulaire depuis cette année.
Tu évolues principalement au centre de formation de la Berrichonne, en quoi consiste ton travail ?
Je m'occupe de la CFA, des 19, et des 17 ans. Je gère le retour des blessés ou j'effectue parfois des interventions chez les Pros, à la demande de Didier Tholot, lorsque Charles Moulin n'est pas disponible.
Il y a un bon mois et demi de préparation à la compétition, notamment pour la CFA, ensuite on est sur du travail individualisé en fonction des manques de chacun ou également en fonction des postes. Par exemple, un joueur manque de puissance, je vais lui faire un programme adapté suivi d'un travail sur le terrain en adéquation avec cette recherche de puissance. Il a un travail technique et tactique au poste.
Qu'apporte-tu comme complément pour le coach par ton travail ?
J'essaie de mettre en relation toutes les différentes qualités physiques, je propose en début de semaine des séances de musculation individualisées au niveau des charges ou des manques. Ensuite il y a le travail cardiovasculaire (endurance) avec une quantification de la charge d'entraînement, celui-ci évite aux joueurs d'entrer dans un processus de surentraînement.
Ton poste est nouvellement créé, il contribue au besoin de continuer la professionalisation du club ?
Lorsque je suis venu en stage, ce poste n'était pas recherché car à la base c'était uniquement un stage d'observation. Puis Fred Zago m'a proposé de continuer pour 6 mois lorsque Charles Moulin est parti s'occuper des Pros, et grâce aux coachs (Le Frapper, Bougras) ce poste s'est pérennisé.
En dehors de ton métier quelles sont tes passions ?
Je joue au foot, j'ai signé au Poinçonnet cette année. Notre 5e tour de coupe de France s'est mal fini... Je joue latéral alors qu'avant j'avais plus une vocation offensive.
Autrement j'essaie de toucher à tout : Course à pied, beaucoup de VTT, badmington, tennis... pour me diversifier. Et de la préparation physique pour une joueuse de tennis locale.
Venant de Corrèze, tu ne connaissais pas Châteauroux avant ?
Je connaissais car ma compagne vient d'ici. Je faisais les aller-retours lorsque j'étais étudiant à Limoges pour venir voir les matchs du mardi. J'avais suivi l'époque où la Berri a joué en UEFA contre Bruges, cela donnait une dimension magique de pouvoir venir voir une compétition européenne, éphémère mais sympathique à vivre. Sinon je venais au stade ponctuellement.
Quel regard porte-tu sur la Berrichonne comme tu la découvres peu à peu ?
J'ai trouvé une certaine rigueur en arrivant qui justement permet aux jeunes d'avancer et de se surpasser et incite à travailler. J'ai apprécié le contact avec les joueurs professionnels qui sont très proches, avec qui on peut discuter et échanger. Le rapport avec les coachs est assez extraordinaire, il y a une confiance mutuelle. Ils ont fait la démarche pour que mon poste soit créé, avec l'appui de Serge Marchetti et Didier Tholot.
Un dernier mot ?
Que le club continue de grandir. Qu'il essaie de continuer de jouer les premiers rôles en Ligue 2 en continuité avec la travail qui est fait par le centre de formation.






