Pierre-Yves ROCHCONGAR

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Pierre-Yves Rochcongar est journaliste sportif à la Nouvelle République, il suit et relate au quotidien l'actualité de la Berrichonne Football. Nous avons aujourd'hui inversé les rôles puisque c'est lui qui s'est prêté aux questions que nous lui avons posé, ses réponses vous permettront peut-être de mieux le connaitre, vous saurez aussi le reconnaitre si par hasard vous le croisez dans les travées de Gaston Petit.

Pierre-Yves, merci d'avoir accepté notre invitation au salon, peux-tu nous parler un peu de toi ?
Je vis avec Albane Ratsivalaka qui est également journaliste à la Nouvelle République, j'ai une fille de 11 ans, Maylis. Je vais avoir 43 ans au mois d'avril, je suis né en 1968 c'est mon "p'tit côté rebel".
Je travaille à la Nouvelle République depuis 1994 et habite Châteauroux depuis 1995, auparavant j'exerçais à Ouest-France. Je suis originaire de Nantes.

Fan du FC Nantes
Etant gamin je me suis toujours intéressé au football. Quelques souvenirs : Nantes/Avignon en D1 lors de la saison 1975 (4-0), souvenir aussi d'un Nantes/Saint-Etienne gagné 3-0 en coupe de France ou d'un match contre Valence en 1980 en coupe d'Europe avec le fameux Mario Kempes, match gagné 2-1 à l'aller, Bertrand-Demannes avait encaissé un but "entre les jambes" ou encore l'inauguration du stade de la Beaujoire avec France/Belgique (5-0).

Comment devient-on journaliste à la Nouvelle République ?
Je n'ai pas eu un parcours traditionnel, mon père était journaliste à Ouest-France, j'ai commencé par vendre des journaux à 16 ans - je gagnais 62 centimes par journal vendu, c'était pas grand chose mais j'avais 16 ans, j'étais content - Puis j'ai été garçon de course, standardiste, délégué aux fax... Enfin, je suis devenu vacataire à la rédaction, avec un statut de non professionnel.
Puis je suis arrivé à la Nouvelle République à Tours en 1994, et à Châteauroux ensuite, là où peu de gens voulaient venir. Je suis aux sports depuis 2002 où j'ai remplaçé Bruno Mascle.

Mon premier match avec la Berrichonne
En déplacement à Toulouse qui venait juste de remonter en Ligue 2, une première fois et un beau souvenir. Mais je n'en menais pas large. La principale difficulté est d'écrire en direct mais on s'y fait rapidement, en 90 minutes on écrit son résumé mais on n'y revient pas après, si quelque chose nous a échappé c'est trop tard. Il faut savoir qu'on n'a pas de ralenti ou d'images.

Comment se passent les déplacements ?
En général j'y vais seul avec ma voiture, avec mes CD et la musique à fond. Autrement c'est par le train (ex: Metz). La plupart du temps on rentre dans la nuit, pour enchainer le samedi et le dimanche pour les retours ou pour couvrir une autre actualité sportive.

Vous les journalistes il vous arrive d'essuyer quelques critiques de la part des dirigeants ou des joueurs ?
C'est de plus en plus rare je trouve. Soient ils sont devenus plus indulgents, soit on se bonifie avec le temps. On est peut-être plus prudents aussi. Etant correspondant pour France Foot j'attribue des notes sur les matchs, parfois certains joueurs n'ont pas apprécié... Je pense à Richard Socrier que j'avais noté 1/5, je crois qu'il ne m'a plus jamais adressé la parole. Mais il arrive de s'expliquer avec certains joueurs à ce sujet.

Et ton rapport avec le club ?
Il y eu des périodes un peu plus difficiles, en 2005/2006 par exemple. Cette saison, avec Didier Tholot qui est quelqu'un que j'apprécie, sans flagornerie, nous avons des rapports assez sains et francs. Je l'ai découvert lors du stage de préparation à Vichy, il a cette qualité de répondre aux diverses questions ou sujets sans se sentir agressé, sans parano. Globalement je trouve ques les rapports entre le club et la presse sont plutôt bons.

Ton regard sur la saison sportive actuelle ?
Depuis quelques semaines on a l'impression d'écrire la même chose, on ne comprend pas nous non plus comment cette équipe n'arrive pas à avoir de meilleurs résultats en ce moment avec le jeu qu'elle produit. J'ai beaucoup apprécié les récents matchs contre Le Mans et Evian

Depuis que tu suis la Berrichonne, quel a été le joueur qui t'a le plus marqué ?
Karim Fradin

Quel entraîneur ?
Je vais en citer plusieurs : Froger, Zvunka, Ollée-Nicolle, Sarramagna et Tholot. Victor Zvunka, quoi qu'on dise est quelqu'un qui aura marqué ce club, pour la D1 ou la coupe de France, c'est un meneur d'hommes, il sera éternellement lié au club. Un joueur l'avait qualifié d'entraîneur des années 70 dans un de mes
papiers, je crois qu'on ne m'a jamais autant engueulé, mais juste après c'était terminé.

La plus belle saison ?
Ma première, 2002/2003 avec Thierry Froger, la Berri finit 5e. Et bien sûr l'épopée coupe de France mais aussi la première saison de Cédric Daury (2006/2007) où la Berri finit 7e.

En dehors de la Berrichonne, ton joueur préféré ?
Messi

Un équipe, Barcelone ?
Ou Arsenal ça dépend... Oui aujourd'hui effectivement Barcelone est un peu incontournable

Tu es plutôt Macdo ou grand resto ?
Grand resto

Vin ou bière ?
Là je ne vais pas être difficile je vais dire les deux

Ton loisir préféré ?
La musique. J'en consomme beaucoup, à écouter ou à diffuser. J'anime une émission sur radio Balistiq tous les 15 jours avec de la musique africaine et sud-américaine.

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