Interviews
Romain Reynaud ex-arlésien
Entraînement du 30 novembre 2011

Tous le monde répondait à l'appel ce matin sur les terrains d'entraînement de la Tremblère mis à part Elie Dohin, toujours en soins.
Romain REYNAUD nous a fait la gentillesse d'évoquer la prochaine rencontre de championnat avant de connaitre le groupe qui fera le déplacement contre un club qu'il connait bien, Arles-Avignon, club avec lequel il a obtenu la montée en Ligue 1 il y a deux saisons.
Romain, comment s'est passé ce début de semaine après la déception et cette défaite face à Angers ?
Ce week end il fallait digérer la défaite et la désillusion de ce match, beaucoup de monde a dit qu'on avait fait un très mauvais match, moi je ne trouve pas. C'est un match qui devait se finir à 0 - 0, malheureusement on prend un but sur coup de pied arrêté, on perd le match. Le nul aurait été logique, on aurait même pu gagner car ils n'ont pas eu d'occasions.
Le coach nous a parlé, on a essayé de se remettre en question ce début de semaine pour enchainer Arles vendredi, d'habitude on perd à l'extérieur et on gagne à domicile, là il va falloir rattraper les points.
Arles, ton ancien club et ton grand retour là bas ?
Un club où je ne suis resté qu'un an mais dans lequel j'ai vécu des "super choses" parce qu'on est montés en Ligue 1. Ca fait toujours chaud au coeur de revenir dans un endroit comme ça, là où on a vécu de grands moments, maintenant le club a beaucoup changé, il a voulu évoluer d'une certaine façon et ils ne sont pas très bien aujourd'hui.
Ce n'est pas parce que c'est mon ancien club que j'ai envie de leur faire des cadeaux, on a quatre points d'avance sur eux, j'espère qu'il y en aura au moins autant après le match, ou alors sept. Il ne faut pas les laisser revenir à un point de nous sinon on sera dans une situation délicate.
Arles, une aventure, tu venais du National...
En fait, le club montait en Ligue 2 et n'avait pas la validation de la Ligue pour évoluer dans cette division, cela s'est fait pendant notre stage. Le club avait de petits moyens et offrait des postes en Ligue 2 à des joueurs de National, les joueurs c'étaient 100% de revanchards et tout le monde nous voyait redescendre en National sans même commencer le championnat.
On a commencé par une défaite 5 - 0 à Laval en coupe de la Ligue et tout le monde demandait "qui pour descendre cette année avec Arles-Avignon?" Cela nous a rendus plus forts, un groupe s'est créé autour de ça et on sait la saison qu'on a fait ensuite. On a fini en fanfare et accroché la troisième place pour monter en Ligue 1. C'était vraiment le résultat et la victoire d'un groupe.
C'est une expérience qui a compté dans ta carrière et qui te sert encore aujourd'hui à la Berrichonne ?
Ce sont des valeurs qui me tiennent à coeur par rapport à cette réussite, aujourd'hui sur le papier on a une meilleure équipe que celle d'Arles l'année de la montée mais on voit que ce n'est pas ça qui fait la différence, à Arles au niveau de l'état d'esprit on se battait comme des chiens à tous les matchs, on s'arrachait sur tout. J'essaie d'être comme ça au quotidien, ce n'est pas toujours facile mais je pense que ce sont les bonnes valeurs pour réussir dans le foot.
Y avait-il une recette magique qui nous dirait comment cette équipe a marché comme ça ?
Il y a un peu de chance, que le groupe prenne bien. On avait un joueur comme André Ayew qui nous a fait une fin de saison fantastique à Arles, mais il n'y avait pas que lui, on avait que des joueurs inconnus qui voulaient se faire connaitre et c'est ce qu'on a réussi à faire.
Tu as toujours des contacts aujourd'hui dans cette équipe ?
Oui avec plusieurs joueurs et avec les dirigeants et certains supporters. J'ai gardé de très bons contacts car c'était une ambiance familiale, j'espère les revoir au stade.
Aujourd'hui je suis passé à autre chose, ce club s'est un peu perdu avec les différents pouvoirs que certains voulaient obtenir et c'est dommage. S'ils avaient gardé l'ossature et l'état d'esprit qui régnait dans cette équipe, en prenant seulement quelques nouveaux joueurs, je pense que c'était la bonne recette. Je ne dis pas qu'Arles serait encore en Ligue 1 cette année mais il fallait tenter autre chose, ils ont d'abord pensé à leur intérêt personnel avant de penser au club.
L'objectif pour vendredi ?
Le seul objectif est de faire un bon match, de ne pas perdre et de les laisser à 4 points de nous. Aujourd'hui je suis à 100% pour la Berrichonne et j'ai vraiment envie de faire un bon résultat là bas. Et de montrer aussi à certains dirigeants qui ne croyaient plus trop en moi que je suis bien là et que la Berrichonne va faire un résultat à Arles-Avignon.








