La Berri concède le nul à la maison face à Ajaccio.
Un nul cette fois trop insuffisant Après un nul à Guingamp, intéressant, la Berri a dû concéder, la parité à Ajaccio à la maison. Et c’est nettement moins positif. Surtout avec le voyage à Montpellier.
Châteauroux.(Stade Gaston-Petit). Châteauroux Ajaccio (mi-temps : 0-0 ) . Temps maussade, terrain correct, éclairage satisfaisant. Affluence : 4706 spectateurs. Arbitrage M.Malige, assisté de MM. Mercier et Philippe. 
Buts // Avertissements: Colin (51e) à Ajaccio, Ateba (73e) à Châteauroux Châteauroux: Fernandez - Koné, Viator, Ekobo, Ateba - Thiago, Vandenbossche puis Grauss (73e), Lachuer, Mathlouthi, El Jadeyaoui puis Sakho (65e) - Dufresne puis Mauricio (85e). Entraîneur: Cédric Daury
Ajaccio: Debès - Dujeux, Mangani, Medjani, Fournier, Collin (cap) - Pierazzi puis Mandrichi (57e), Rocchi puis Asuar (46e) , Dié - Marcos, Darbion puis Avezac (85e). Entraîneur: Gernot Rhor. Ciel leur mardi! Mine de rien, c’est bien une rencontre qui allait dessiner un destin durable pour la Berri. Un dixième point en quatre matches et c’est même un bout de podium qu’on perceverait là-bas, au loin. Et face à des Ajacciens qui viennent de prendre une rouste sur une île toujours redoutée, la mission berrichonne n’avait rien d’inaccessible. Elle le sera pourtant. La thèse de la fatigue en cette semaine chargée semble recevable. Vandenbossche et Lachuer en échec C’est dans une chambrée très réduite que commença le match. Mais l’ambiance n’étant pas forcément proportionnelle au nombre de spectateurs, on le sait que trop depuis quelque temps, alors… Là, déjà on sait que les supporters locaux ne perdront pas le match des tribunes, pas un Corse n’est visible dans les travées. Et c’est bien Châteauroux, d’obédience très offensive (Vandenbossche, Mathlouthi, El Jadeyaoui, Lachuer, Dufresne) qui démarre pied au plancher. À la 83e seconde, Dufresne même se retrouve face à Debès, et tente une spéciale Henry. Un enveloppé pour le soupirail droit, mais Debès pige tout. Ce coup de semonce réveille un peu des Ajacciens. Si bien qu’au lieu de mettre de la vie, cette réaction insulaire bloque un peu les débats, notamment au milieu. Collectivement, disons-le tout de go, c’est aride. Et c’est presque horrible quand Marcos reprend au cœur de la surface. Son ballon bouleverse le stade, heureusement il échappe au cadre de près. Alors Châteauroux reprend. Mais quand l’attaquant la veut dans les pieds, il la reçoit en profondeur, ou vice versa. Vous l’avez compris, il manque la bonne passe, au bon moment, au bon moment, au bon joueur. Eh bien, c’est exactement ce que fait Lachuer en adressant une galette d’enfer à Vandenbossche en profondeur. VBD, buteur de ce début d’automne, ne parvient pas, hélas, à tromper Debès. Dans la foulée, c’est Mathlouthi, qui coupe la chicane de sa mob, grille tout le monde et centre pour Lachuer. Là, le milieu rate le cadre de peu. Tout se débride joliment en ce troisième quart d’heure. Mathlouthi accentue sa pression mais ne choisit pas non plus les meilleures options d’attaque. Sa rage de jeu est parfois mauvaise conseillère. Un match irrégulier On peut sentir un élan irrésistible à la Berri, on peut sentir une absence terrible sur quelques déplacements défensifs. Cette mi-temps s’achève donc sur une somme, ou un enchaînement de promesses et de frustrations, de jeu et de brouillon, de certitude et de fébrilité. Ajaccio réagit La seconde mi-temps reprend sur un rythme très heurté. Des ballons que l’on gagne et que l’on perd. Et c’est ainsi que Die d’une frappe de mammouth met Fernandez dans un embarras monstre. Heureusement son poignet dévie le cuir sur la barre. Ateba sent le péril et propose essaie d’apporter une solution supplémentaire à gauche. Mais c’est une audace un peu isolée, car on retombe dans un certain stéréotype. Ainsi Darbion puis Mandrichi font souffler comme un émoi dans le stade. Mais Fernandez s’en tire heureusement sans casse. Une forme d’impuissance offensivement Cette dernière demi-heure n’est hélas pas un hymne au (beau) jeu. Il faudrait juste que Sako par exemple s’applique sur cette frappe. Celle de Thiago est splendide mais Debès assure. Les offensifs berrichons, auteurs parfois de mêmes appels, partagent trop souvent un même territoire. Un jeu qui manque sans doute de largeur, surtout quand on possède les drugsters (Sakho et Matthlouthi) que l’on sait. Et quand un ballon est exploitable, l’impatience gâche l’affaire. Il est vrai que le temps s’échappe, s’échappe. Et qu’un nul ici, bof… Et ce sera un nul. Alors bien sûr les indécrottables joyeux diront que la dynamique d’invincibilité se poursuit, les autres penseront qu’un nul à la maison est un petit pas. Après six points la semaine dernière, il y en aura deux cette semaine. Une cadence bien moins intéressante avant de se rendre à Montpellier. Dans cette journée de matches nuls, la Berri avait un si beau coup à jouer. L.F |