La Berrichonne manque totalement ce premier rendez-vous avec son public à Gaston Petit. Incapable de faire le jeu et sans âme, elle encaisse un but de l'inévitable Bettiol à la 78e minute. Mais le nul aurait bien mieux porté son nom. Un match à oublier... très vite.
Stade Gaston Petit, Troyes bat Châteauroux 1 à 0
Buts : Bettiol (78e) pour Troyes |
Avertissements : Obbadi, Bettiol à Troyes - Bates, Grauss à Châteauroux
Arbitre : Mr Coué.
Spectateurs : 5123 |
Troyes : Merville, Bouzid, Enza Yamissi, Sanz, Faye, Marester, Lesoimier (Beauvue), Obbadi, Guidilleye, Lafourcade (Bettiol), Kébé (Faussurier). Entraineur : Ludovic Batelli |
Châteauroux : Fernandez, Cerielo, Bates, Imorou, Kone, Thiago (N'Diaye 79e), Sow (Grauss 62e), Bédimo, Constant, Scarpelli (Sako 52e), Mulenga. Entraineur : Christian Sarramagna
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La Berri a été à côté de son foot vendredi face à Troyes. Un raté donc pour commencer à Gaston-Petit. Et c'est fort dommage après l'ouverture victorieuse à Ajaccio et avant le déplacement à Lens. |
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On saura vite s'il faut évoquer la thèse de l'accident ou si cette défaite face à Troyes dessine les limites de la Berri cette saison. En tout cas, et c'est quand même regrettable pour une première à la maison, ce revers a douché Gaston-Petit, les sifflets raccompagnant les joueurs aux vestiaires ont un peu plombé la douceur d'une nuit d'été.
La Berri devra se surpasser à Lens
Ce désamour à la veille de la saint Amour est ennuyeux. Bon, c'est le témoignage classique d'une versatilité et peut-être aussi d'un « vestige » toujours présent : le souvenir de la vilaine saison dernière. Bref, toute l'équipe était dépitée après coup de ne pas avoir montré son visage « Corse ». Outre la frustration, personne non plus ne niait une immense impuissance face à Troyes : « Il faut reconnaître que Troyes était supérieur à nous. Nous n'avons eu aucune occasion, ni su relever la tête. Les sifflets... "C'est sûr que les gens attendaient un autre comportement de notre part après notre victoire à Ajaccio ", confiait Vincent Fernandez.
Scarpelli, un buteur à l'amer
« La défaite est logique. Nous ne jouons pas dans la même catégorie », résumait Christian Sarramagna. Une rébellion berrichonne aurait nivelé les valeurs. Mais l'apathie castelroussine a, au contraire, creusé un peu plus la différence.
Troyes, qui n'avait plus gagné depuis le 7 mars dernier, a imposé sa loi, presque tranquillement. Une preuve?? Merville, son gardien, n'a pas eu le moindre arrêt à faire. Mais c'est moins l'infériorité technico-tactique que l'absence totale de révolte qui inquiète. Inquiétante aussi l'absence d'un dépositaire au milieu qui donnerait du liant entre les lignes. À moins que le jeu long, parfois abusif, des défenseurs n'asphyxie les préparations collectives. La venue de Jimmy Juan apportera peut-être cette touche créative nécessaire.
L'efficacité offensive, son absence plutôt, a été un autre sujet de réflexion et de conversation vendredi soir. Tout comme le remplacement précoce de Mathieu Scarpelli. L'attaquant n'a joué qu'une cinquantaine de minutes. Sans doute Christian Sarramagna l'estime encore court physiquement. Le (seul) buteur berrichon pour l'instant en championnat se sent, lui, en forme. On l'a senti amer de sortir. Remarquez aucun joueur au monde n'est heureux de céder sa place. « C'est le choix du coach, voilà » confiait Scarpelli, qui préférait faire court sur ce sujet.
Place donc à Lens (qui aurait d'ailleurs manifesté un intérêt fort pour Scarpelli) : « Cette défaite à domicile avant d'aller à Lens est malvenue. Maintenant, affronter un tel adversaire oblige à se surpasser. J'espère qu'à Bollaert on pourra montrer notre visage d'Ajaccio ». Ce serait mieux, en effet.
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