La Berri a eu chaud dans le volcan La Berri s’en tire fort bien avec ce nul. Les promus Clermontois ont été plus conquérants. Un point qui est donc un bon butin pour cette Berri empruntée.
Clermont-FERRAND.(Stade Gabriel-Montpied). Clermont et Châteauroux 0-0, temps chaud, bon terrain, éclairage satisfaisant. Affluence: 6000 spectateurs environ.
Arbitrage de M.Bien, assisté de MM.Danizan et Schurra. Avertissements: Koné (21), Grauss (87e) à Châteauroux., Abdoulaye (37e), Pote (69e) à Clermont
Châteauroux: Fernandez - Koné, Viator, Bates puis Allegro (49e), Bedimo, - Sidibé puis Sako (46e), Grauss, Vandenbossche, El Jadeyaoui, Scarpelli - Dufresne puis Mauricio (68e). Entraîneur: Fred Zago.
Le souvenir de la dernière confrontation ici, à Gabriel-Montpied, faisait rudement apprécier le contexte estival d’hier. Le dernier Clermont/Berri?? C’était un soir finalement gai dans une année lugubre. Il y a deux ans. La Berri, où Cédric Daury avait remplacé... Didier Ollé-Nicolle, avait gagné 0-2. Châteauroux sauvait à la fois sa tête et condamnait les Auvergnats au National. Ces derniers revenaient donc en L2 hier avec Ollé-Nicolle, en grand artisan de la montée, sur le banc clermontois. Ainsi va le grand magic circus du foot ou la détresse escorte l’allégresse. Ou vice versa. Et hier il n’y aura ni joie ni tristesse. Mais un match nul qui fera plus la satisfaction d’une Berri qui a été malmenée.
Les banderilles Clermontoises En tout cas, c’est une exquise excitation qui précéde le coup d’envoi. Ce sentiment dans les deux camps que l’on possède la plus belle des équipes. Le temps béni des douces illusions. Mais là, c’est parti. La saison 2007/2008 est officiellement ouverte. Et évidemment c’est d’abord la prudence qui habille les premières minutes. Fred Zago, étonnamment serein avant les trois coups, a mis une architecture de nature à neutraliser la fougue du promu qui démarre à la maison. Bref, ça ressemble à un 4x5x1 défensivement, avec Dufresne devant et Scarpelli un poil derrière. Mais tout est affaire d’animation on le sait. Et quand Dudu touche la chique, ça doit gicler autour de lui. Mais ça, c’est le tableau noir, pour l’heure il faut se refabriquer les automatismes. On notera que c’est Clermont qui se montre le premier menaçant avec Hamdani puis Pote. Sur le coup Fernandez est très présent. En tout cas, les quelques flambées sont locales même si la maîtrise collective semble davantage berrichonne. Et Bates s’en tire fort bien sur cette chute, pour le moins suspecte, de Pote qui vient de l’éliminer. L’arbitre ne bronche pas, un volcan s’éveille.
Fébrilité défensive C’est un avertissement partiellement compris par la Berri. Laquelle, sur un joli ballet collectif initié par Grauss, obtient sa première occasion avec au final une frappe de Vandenbossche tellement pure qu’elle fait briller Fabre. Mais Diers aussi arme une frappe « clic-clac Kodak » heureusement hors du cadre. Il faut le confesser (le redouter??) à la pause : si la Berri est bien organisée, elle n’inspire pas vraiment une sérénité absolue défensivement.
L’enthousiasme auvergnat Après une première mi-temps plutôt vivante, surtout pour Clermont il faut le reconnaître, Zago prescrit une dose d’explosivité. Il fait entrer (à la place d’un Sidibé timide) de la dynamite dans le couloir droit : Bakary Sako.
Pourtant, le jus et l’enthousiasme resteront encore Auvergnats. Et c’est ainsi que Diers se tire sans laisser d’adresse mais ne cadre pas sa frappe. Ouf! La défense berrichonne est fort affairée, c’est sans doute aussi parce qu’il y a des dysfonctionnements plus haut. Et offensivement, Dufresne n’a strictement aucune galette à croquer. Que des ballons injouables.
Un point à l’énergie Et voilà le volcan d’Auvergne qui va se mettre de nouveau en colère et pour les mêmes raisons que tout à l’heure. Le peuple auvergnat hurle à la faute sur ce duel Koné/Pote. L’arbitre, lui, avertit l’attaquant clermontois pour chute abusive et fallacieuse. Il a droit à une bronca magnifique. Dieu que les Berrichons reviennent de loin. Car dans d’autres stades, d’autres arbitres....
Châteauroux n’a pas vraiment le temps de théoriser sur cette péripétie heureuse pour elle. Car Clermont termine fort, très fort. Les Berrichons sont contraints de jouer d’expédients pour se donner un peu d’air. Ils sont secoués gravement et comme jamais en amical. Mais ils tiennent. Par leur courage quand même, par la maladresse autochtone aussi. Ce premier point de la saison, dans ce contexte-là, est donc excellent à prendre. L.F