Pierre GAUDEBERT

Pierre Gaudebert, marié, trois enfants, directeur de l'entreprise Gaudebert qu'il dirige avec son frère : "Nous sommes la cinquième génération, l'entreprise est surement la plus vieille du département, de la région et peut-être parmi les plus anciennes de France, elle a débuté en 1863. Et toujours au même endroit, rue des ponts à Châteauroux".

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La Berri
Je suis partenaire, président des Socios depuis plus de 20 ans et un inconditionnel de la Berrichonne. J'ai 66 ans et j'ai pris ma première licence à l'âge de 9 ans.
Je suis parti faire des études pendant quelques temps, parti à Paris pour mon travail mais depuis 1970 je suis un Socio de la Berrichonne.
Je suis un supporter chauvin, de par mon métier je n'aime pas la défaite, elle me met en colère. Que ce soit pour moi, dans les affaires ou les loisirs, c'est mon caractère, mon tempérament.

Passions
En dehors de ma vie familiale et de mon travail j'ai deux passions : le football et le tennis. Quand je serais en retraite (au mois d'avril 2012) je me consacrerais encore beaucoup plus à la pratique du tennis dans les tournois séniors (classement 30/3) et je donnerais plus de temps aux Socios de la Berrichonne.
Le sport a toujours été ma passion, mon dérivatif, ma drogue si on peut dire.

J'ai commencé le foot à l'âge de 9 ans, du temps de Maestroni, les anciens s'en souviennent. Il y a eu Dubreucq, Lafond... Ensuite je suis parti de Châteauroux, j'ai joué à Montluçon. Puis le travail a pris le dessus sur le football et je n'avais peut-être pas les capacités pour être un grand joueur, le choix a été fait pour mon travail qui est une passion.

Quel est votre rôle chez les Socios ?
Président des Socios depuis une vingtaine d'années, j'ai pris la succession de Jean-Pierre Marcillac. Le bureau est composé d'une douzaine de personnes, des gens très motivés et super sympas. On essaie d'organiser des soirées à thème, des déplacements. Tout ça dans la convivialité.
Nous essayons d'organiser le prochain déplacement à Nantes, c'est un samedi.

Pas fan des matchs du vendredi soir ?

Les matchs du vendredi soir sont une hérésie complète, il ne faut pas avor peur de le dire. On a perdu la convivialité avec les autres clubs de supporters, l'ambiance qu'il y avait avec les spectateurs. On est allés à Reims, à Niort etc... des déplacements formidables. Maintenant c'est cassé et je pense que c'est une connerie monstrueuse, j'espère qu'on y reviendra car c'est le souhait des Socios et de beaucoup de clubs de supporters de France en Ligue 2.

Quels sont vos bons souvenirs avec la Berrichonne ?

Il y a eu l'organisation de la finale de la coupe de France, c'était mémorable. Un autre souvenir extraordinaire c'est la montée en division 1. Mais que ce soient tous les matchs, du plus petit au plus grand, dès la veille de la rencontre je suis déjà dans le match parce que j'aime ça, parce que c'est mon club.

Quel regard portez-vous sur le football en général et la Berrichonne d'aujourd'hui ?

Ce qui me fait peur c'est l'argent qui enlève l'image du club, de la ville, je vois l'exemple de Paris, l'argent ne fait pas le bonheur.
Le problème de la Berrichonne, cette année je suis certain qu'on a de très bons joueurs, il manquait peut-être un déclic, un petit truc pour que tout parte bien.
Il ne faut pas oublier qu'on a la chance d'avoir une équipe en Ligue 2 dans une ville comme Châteauroux, il faut que les gens se rendent compte que c'est énorme. Il ne faut pas rêver, nous n'avons pas les budgets pour aller en Ligue 1 mais jouer dans la première partie du championnat de Ligue 2, c'est déjà merveilleux.

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