Georges GASNE, bientôt 72 ans, un homme de la Berrichonne, de ceux qui se sont retrouvés là il y a 30 ou 35 ans. Il est le "porteur d'eau" avec son compère Jean-Claude Douet, intendant de l'équipe professionnelle, l'homme à tout faire.
Première licence (joueur) en 1966, pour jouer en promotion de première division
Retraité de l'imprimerie, a travaillé 44 ans chez Mead Emballage. Marié, deux enfants, trois petits-enfants.

Manager depuis longtemps également...
-"Je m'occupais de l'équipe réserve, en division départementale peu de gens s'intéressaient à nous mais nous avons eu de bons parcours, avec des joueurs au passé plus illustre que le mien qui venaient de l'équipe première (Compas, Perrot, Kinzinski...) et prenaient plaisir à jouer avec nous.
Par la suite c'est Georges Rambert qui m'a mis le pied à l'étrier pour rejoindre les pros, il était dirigeant de l'époque et l'entraîneur était Patrick Revelli. En 1981 je suis entré au comité directeur et me suis un peu plus impliqué dans ce rôle de manager de l'équipe première.
Aujourd'hui je m'occupe donc de toute la logistique (hotels, transports...), la préparation, l'anticipation des déplacements, en accord avec Serge et le coach pour programmer les déplacements.
Tu as ce beau souvenir de la montée en division 1, un moment marquant...
Un beau souvenir effectivement, lors de cette saison 1996/1997 avec une victoire à Epinal. On était tributaire du résultat de Guingamp ce soir là, nous avons appris qu'ils venaient de faire match nul et nous sommes tous ressortis pour faire la fête sur le terrain. C'était la première fois que la Berrichonne accédait au plus haut niveau et c'était exceptionnel.
Beaucoup attendaient notre retour à l'aéroport, un souvenir mémorable qui équivaut largement au parcours qu'on a pu faire quelques années plus tard en coupe de France.
A l'époque il y avait ce spot publicitaire avec Sébastien Marcon qui disait "quand j'aurais 20 ans, la Berrichonne sera en première division", effectivement cela s'est produit.
15 après, crois-tu que la Berrichonne peut encore monter en Ligue 1 ?
Le club est sain malgré les difficultés financières du football en général cela peut se faire, il y a bien des surprises régulièrement en Ligue 2, cette année encore davantage. On attendait Sedan, Le Mans ou Le Havre... mais ce sera peut-être le tour d'Evian, Dijon ou Ajaccio. Pourquoi pas nous un jour ?
Question traditionnelle, as-tu d'autres passions dans la vie ?
La Berrichonne me prend beaucoup de temps mais je joue régulièrement à la pétanque. Sinon, un peu de lecture. J'ai fait beaucoup de voyages à l'étranger, moins souvent récemment, en Asie, à Dakar, la Réunion, la Martinique, la Guadeloupe...
J'aimais beaucoup pratiquer le ski, j'ai pratiqué pendant une bonne vingtaine d'années mais ayant les genoux en indélicatesse je préfère m'abstenir désormais.
Ton avis sur cette saison sportive de la Berri ?
Une saison plus tranquille avec un très bon départ, une petite galère en novembre et février où on a commencé à douter un peu de nous. Je pense que le staff a fait du bon boulot et nous avons la chance cette année de finir la saison plus tôt avec le maintien. Les moments difficiles à vivre contre Ajaccio il y a deux ans, ou Strasbourg l'année dernière ce n'est pas facile, là on est beaucoup plus sereins, tout le monde est plus détendu".






